vendredi 22 octobre 2010

L’or des mélèzes

Daily Fiction propose chaque une nouvelle petite histoire fictive. Celle d'hier était montagnarde.

Vous sentez la bonne odeur du frais de là-haut ?

L’or des mélèzes: "

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Fiction 87:
Il neigeait hier en altitude. C’est la deuxième fois. Au-dessus de mille mètres, l’or des mélèzes est progressivement recouvert d’une très fine couche blanche qui, de loin, paraît presque grise. Partout ailleurs, les arbres sont encore libres – pour quelques semaines – avant de rentrer dans l’atonie des mois blancs.

Avec la première neige, les routes de La Corraz au Col des Têtes Noires sont encombrées de voitures chargées de bois. On entend à travers les arbres le bruit sec des haches et des masses. Mais il est tôt pour ce bruit, bien trop tôt et quand le Col des Pangires sera fermé : l’hiver sera là."

jeudi 7 octobre 2010

Le Nœud de Cœur

Je vous l'assure, vous allez l'aimer le Nœud de Cœur. Ce petit bijou vous permet d'assurer un second à partir d'un relais, comme le ferait n'importe quelle plaquette, en bénéficiant ainsi d'un système auto-bloquant, ce qui vous permet de relâcher votre attention au passage d'une jolie grimpeuse.

De plus, le principe auto-bloquant de ce nœud vous permet de l'utiliser pour faire une remontée sur corde, en l'utilisant pour votre pédale, voire remplacer une poulie auto-bloquante (les frottements en plus) dans un mouflage.

Relativement simple à faire et à contrôler, il nécessite cependant impérativement 2 mousquetons strictement identiques (mousquetons jumeaux), ainsi qu'un troisième mousqueton (optionnel, si vous ne voulez pas encombrer le maillon primaire de votre relais). De plus, il ne peut se faire que sur un seul brin à la fois. En effet, si vous utilisez les 2 brins en même temps, le Nœud de Cœur risque ne pas se serrer correctement ; au mieux, il ne se bloquera pas ; au pire, il ne freinera même pas. Idem si vos 2 mousquetons ne sont pas identiques.

Voici la démonstration en images :




Pour information : le Nœud de Lorenzi (à paraître dans un prochain numéro) utilise un mousqueton de moins (donc important à connaître en cas de manque de matériel) mais est un peu plus compliqué à réaliser et à vérifier.

lundi 4 octobre 2010

Le Grand Eboulis

Le dernier numéro du magazine La Montagne & Alpinisme nous révèle que casse signifie éboulis en patois (cf. article sur les glaciers rocheux). La Grande Casse ne serait donc rien d'autre qu'un, certes grand mais vulgaire, éboulis ?

Nom étrange pour un sommet de 3855 mètres, toit du massif de la Vanoise, se dressant au-dessus de tous ses confrères proches ou plus lointains, lesquels ne peuvent donc faire de la Grande Casse leur éboulis de prédilection comme ils pourraient le faire avec les sommets, plus petits qu'eux, les entourant.

D'où peut donc venir son nom ? Les flancs de la Grande Casse seraient-ils parsemés d'éboulis d'où elle tirerait son nom ? A ma connaissance, pas plus que les sommets alentours ; la majorité de ses pentes étant d'ailleurs bien trop abrupte pour laisser des éboulis permanents.

Peut-être alors que le glacier, qui a laissé une impressionnante balafre sur tout le flanc ouest, du sommet à sa base, donnant ainsi l'impression d'un éboulis de 1300 mètres de dénivelé, serait à l'origine de cette appellation peu flatteuse au premier abord...

dimanche 3 octobre 2010

Sommets des Alpes

Décidément, les anniversaires ont du bon. Cette fois-ci, c'est ma douce et tendre qui m'a offert un magnifique ouvrage photographique, Sommets des Alpes, aux éditions Glénat, présentant 120 sommets des Alpes Occidentales, allant du massif des Écrins à celui de la Vanoise en passant même par les Alpes Maritimes.

Les photos sont tout simplement sublimes, il suffit de voir la couverture pour s'en rendre compte. Elles vous invitent à venir admirer par vous-même des paysages somptueusement mis en valeur dans la lumière du Soleil, de la Lune ou tout simplement du jour. L'accent est ici mis sur la contemplation car chaque sommet présenté propose un point à partir duquel il peut être admiré, souvent par n'importe qui, y compris les randonneurs.

Ce genre d'ouvrage est un magnifique complément des topos qui ne présentent que très rarement des représentations du sommet, en tout cas pas de cette qualité. Il vous permet ainsi de faire une petite sélection de vos prochaines escapades (attention, comme le précise le livre, il ne s'agit en aucun cas d'un topo). J'ai moi-même repéré quelques petites choses sympathiques : les connus Dômes de Miage mais aussi l'Aiguille du Goléon ou encore la Pointe Gnifetti. Je vous laisse chercher quelques photos correspondantes (i.e. plein de bonnes raisons de s'entraîner pour l'année prochaine)...

Un seul petit regret : 120 photos, ça se feuillette très vite. Mais étant donné que je n'ai sélectionné que quelques sommets faciles, je devrais y revenir bientôt pour admirer quelques courses un peu plus ardues.