lundi 5 décembre 2011

Bientôt l'hiver !

Le ski est réservé, le froid commence à se faire sentir, les rêves de montagnes et d'étendues neigeuses se font de plus en plus pressants... Bientôt l'hiver !


La photo a été trouvée sur le toujours-aussi-bon-site Big Picture avec mention spéciale pour cette série de photos résultant d'un concours pour National Geographic.

lundi 28 novembre 2011

La neige de culture



Trouvé encore une fois sur l'excellent site Universcience.tv.

mercredi 23 novembre 2011

Donner du mou ou prendre sec ?

Et oui, à la vue du titre de l'article et des mes habituels sujets sur ce blog, vous auriez pu imaginer que j'allais vous donner quelques trucs et astuces pour savoir quand donner du mou ou quand prendre sec un grimpeur au moment de sa chute...

Et bien, même si cela pourrait être un sujet intéressant que je pourrais traiter plus tard, non.

Il s'avère que mes nouvelles directives professionnelles sont quelques peu consommatrices en temps et que je suis malheureusement obligé de donner un peu de mou dans la rédaction de mes billets sur ce blog. Notez que j'en suis le premier contrit et que cela me manque de ne plus pouvoir réfléchir au prochain sujet, à la façon d'amener la question et de donner mon point de vue sur tout et rien. Pendant quelques temps j'avais réussi à maintenir une publication par semaine mais, il faut se rendre à l'évidence, je ne peux pas tenir la charge pour le moment. Je fais donc un peu relâche mais je n'abandonne pas pour autant.

Et pour vous prouver que j'ai encore un oeil sur le sujet, je vous informe de la parution d'un nouveau guide la grimpe "Prends-moi sec !", aux éditions Fluide Glacial. Vous y suivrez les péripéties de JP, le super-grimpeur, dans une BD caricaturale à souhait.

Les avis sur internet sont partagés sur ce bouquin, alors faites-vous votre opinion !

lundi 17 octobre 2011

La Chine à l'honneur

Au moment où je sors tout juste d'un petit restaurant chinois, j'ai envie de mettre la Chine à l'honneur dans un billet un peu décalé.

Voici un joli restaurant, en Chine, duquel la vue doit être sublime.


Le problème est que, pour y accéder, le parcours n'est pas très simple :


Vous souhaitez vous y rendre ? Allez d'abord consulter le cheminement complet, et réfléchissez-y à deux fois, d'autant qu'il faut prévoir la redescente (en pleine digestion).

Merci à Nicolas pour la news.


Pendant ce temps, toujours en Chine, certains aficionados de la grimpe préfèrent contourner le guichet d'entrée pour économiser quelques euros....

vendredi 30 septembre 2011

Vidéo d'ascension du Mont-Blanc

Pour les amateurs de belles images, pour ceux qui rêvent de leur prochaine ascension, pour ceux qui ont simplement quelques minutes à passer, je vous invite à aller sur cette page de Belclimb.net, qui propose la vidéo de l'ascension du Mont-Blanc par deux Belges.

lundi 26 septembre 2011

Vertige et vestibule

Vertige et vestibule: Vertige et vestibule
Situé dans l'oreille interne, le vestibule contrôle l'équilibre du corps. À l'institut des neurosciences de Montpellier, une équipe de l'Inserm étudie ce fragile organe sensoriel afin d'en comprendre le fonctionnement et développer des médicaments pour soigner vertiges et troubles de l'équilibre.

Réalisation : François Demerliac
Production : Universcience, Inserm, Virtuel 2011

lundi 19 septembre 2011

Refuge Vallot : un peu d’histoire…

Un peu d’histoire…:
C’est en 1886 lors d’une ascension que Joseph VALLOT (1854-1925), à la fois météorologiste, glaciologue, physicien, photographe, cartographe, et alpiniste expérimenté, conçoit le projet de construire le plus haut observatoire du monde, sur la cime du Mont Blanc. C’est en effet l’époque où on s’aperçoit que seules des observations sur des longues durées peuvent faire progresser la météorologie ou la glaciologie, encore à leurs balbutiements.


Observatoire du Mont Blanc en 1890, d’après une photographie de M.J. Vallot

Pour convaincre le milieu montagnard qu’il est possible de séjourner plusieurs jours à haute altitude, Vallot passe 3 jours et 3 nuits au sommet du Mont Blanc, sous la tente, en compagnie de quelques guides et amis, afin d’y installer une petite station météo destinée à fonctionner durant tout l’été 87. Après le succès de cette entreprise, Vallot pense installer son observatoire-refuge sur « les rochers foudroyés », au pied de l’arête des Bosses (4350m). Pour ne pas faire de l’ombre à l’auberge des Grands Mulets, un compromis est trouvé avec le maire de Chamonix Paul Payot : la nuitée touristique sera payante et reversée à la commune. Face aux craintes des guides, Vallot explique que son refuge permettra une ascension du Mt Blanc plus sûre et moins fatigante, et donc plus fréquentée.


La cabane fut conçue par le frère de Joseph, Henri Vallot, ingénieur de l’école centrale. Fabriquée par les entrepreneurs de la vallée à partir de l’été 1890, elle ne dispose au début que de deux pièces : l’une servant de refuge et l’autre d’observatoire. L’année suivante, elle s’agrandit de 4 pièces, puis atteint 8 pièces lorsque face à la gêne que représente la présence des touristes, Vallot décida la construction d’un refuge indépendant dédié aux alpinistes. Tous ces travaux furent financés par la fortune personnelle du scientifique. Le chalet comptait alors une cuisine, un atelier, un laboratoire pour les enregistreurs, et le célèbre salon chinois, chambre du directeur, aujourd’hui reconstitué au Musée Alpin de Chamonix. Janssen y séjourna une semaine en 1890 et l’expédition de Eiffel en 1891 ; le docteur Jacottet meurt à l’observatoire Vallot d’une défaillance respiratoire aiguë en 1891.


En 1898, Vallot fut contraint de déplacer son observatoire de quelques dizaines de mètres, l’emplacement initial étant trop exposé aux congères. Meublé à l’orientale (un salon chinois meublé d’un canapé incrusté de nacre, de tapis brodés, de meubles laqués et de bibelots précieux), isolé et doté de quatre paratonnerres, il était capable d’accueillir jusqu’à 27 personnes. Dès lors, la cabane obtint son aspect définitif, et n’a subi que très peu de modification en cent ans.


Voici quel était le réglement de l‘Observatoire :

« Les savants de toute nationalité sont admis à séjourner et à travailler à l’Observatoire.

Ils doivent demander l`autorisation au directeur en indiquant sommairement l’objet de leur travaux

Ils devront emmener avec eux, à leurs frais, un des guides-conservateurs, qui se chargera de faire la cuisine et le service.

Ils feront porter à l’Observatoire les aliments nécessaires pour la nourriture de leur caravane, ainsi que leur provision de pétrole pour le chauffage, l’éclairage et la cuisine.

Ils sont priés de ne pas toucher aux instruments météorologiques en station, afin de ne pas en changer la marche.

Ils veilleront pendant leur séjour à ce qu’aucune dégradation ne soit commise par leurs hommes, qui devront rester dans les pièces qui leur sont spécialement affectées.

Ils ne devront introduire dans l‘observatoire aucun nouvel appareil de chauffage, le chauffage au bois, au charbon, au coke et à l’essence minérale étant interdits.

Ils ne laisseront sortir aucun meuble ni couverture.

Ils ne se serviront pas des outils de menuiserie, serrurerie, tour, etc.., l‘usage de ces outils étant réservé aux guides-conservateurs.

Ils veilleront, à leur départ, à la parfaite fermeture des fenêtres, volets et portes.

Ils devront remplacer les objets détériorés par eux ou par leurs hommes.

Le séjour a l’observatoire est gratuit.

Les observateurs ont aussi l‘usage gratuit des poêles, fourneaux, lits, couvertures, batterie de cuisine, vaisselle, costumes en peau de mouton, chaussons fourrés et sabots.

Leurs travaux pourront être insérés gratuitement dans les Annales de l’Observatoire


Joseph Vallot réalisa 34 fois l’ascension du mont Blanc, jusqu’à l’observatoire entre 1880 et 1920. En 1920, il passa encore dix jours dans l’observatoire et il écrit alors « La montée a été épuisante et la descente un calvaire. Toute a une fin en ce monde, le courage ne peut remplacer les forces perdues. (…) L’ère de mes ascensions scientifiques est close, définitivement. Je dis adieu au Mont-Blanc auquel j’ai consacré mon existence. L’observatoire est toujours là, et les expéditions continueront avec des plus jeunes, c’est ma consolation. »

Le récit des Observations de Joseph Vallot en météorologie et en physique sont consignées dans les Annales de l’observatoire météorologique du mont Blanc, en deux volumes, et conservées à la BNF.



A la mort de Vallot en 1925, l’Observatoire fut momentanément légué à un ingénieur hindou, Assan DINA. La famille VALLOT obtint l’annulation de l’acte de donation en 1931, date à laquelle l’observatoire fut confié à celui de Paris. En 1973, la gestion en fut transférée au laboratoire CNRS de glaciologie de Grenoble, situation toujours en vigueur aujourd’hui. En 1975, le CNRS confie l’observatoire Vallot au laboratoire de géophysique et de glaciologie de l’environnement. Depuis 1999, le LGGE réalise des expériences sur les gaz et les aérosols en particulier. L’observatoire fait partie du projet CARBOSOL chargé d’étudier la pollution particulaire en composés carbonés en Europe, mais sert aussi pour les campagnes de recherches de l’ARPE (Association pour la Recherche en physiologie de l’Environnement), et de lieu d’expériences médicales (études sur le « Mal Aigu des Montagnes » et la vie en hypoxie) ou d’observations astronomiques.


Situé quelques mètres plus haut, le refuge offert par Vallot aux alpinistes a résisté aux outrages du temps jusqu’en 1938 où il a été remplacé par une cabane en duraluminium, sous l’égide du Club Alpin Français. Le refuge a été entièrement rénové durant l’été 2006, pour un coût total de 400 000 euros.

Sources :


  • Conférence donnée au Majestic le 16 Août 1993 dans. le cadre des « Lundis scientifiques » du Festival des Sciences de la Terre et de ses Hommes de Chamonix par Jean-Marie MALHERBE

  • Wikipédia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Refuge_Vallot)


mercredi 14 septembre 2011

Enfin des photos de Vallot 2011 !

Depuis le temps que l'expérience Vallot 2011 a commencé (il s'agit d'une étude sur le Mal Aigu des Montagnes), des photos ont enfin été publiées sur leur blog. Etant donné la jolie vue qu'ils ont de là-haut, je me serais bien porté volontaire moi, même s'il faut dormir un peu difficilement.

Dès qu'ils auront publié des résultats sur l'étude, je tâcherai de vous le communiquer.

Lien vers leur blog :
L’équipe s’active !: Cliquer pour visualiser le diaporama.

lundi 12 septembre 2011

Calanques à l'arrache

Après ma propre découverte des Calanques en mai dernier, les Poffies en ont fait autant en août. Autant dire qu'ils ont également trouvé l'endroit agréable. Appréciez les photos, toujours aussi bien prises...

Calanques à l'arrache:

Travail oblige nous n'avions pas prévu de bouger cette été, mais après plusieurs semaines estivales sans avoir vu le soleil ou presque nous nous sommes décidés à passer quelques jours au soleil. Ne serait-ce que pour avoir notre dose de vitamine D et espérer tenir jusqu'à la fin de l'hiver.*



La moulinette à choisir la destination des vacances a compilé nos critères de choix "pas trop loin", "soleil garanti", "grimpe", "baignade" et proposé une seule solution compatible : les calanques !



Fin août nous voilà donc débarqués pour 4 jours en plein coeur de la 3e ville de France, mais aussi à quelques dizaines de minutes d'un véritable paradis pour tout grimpeur qui se respecte (même mention pour les randonneurs, plongeurs ou tout autre touriste même moins actif). Seulement voilà, ce paradis à ses règles ... et se mérite ! En raison des risques d'incendie les routes d'accès aux calanques (tout au moins celles dotées d'une route d'accès ;-) sont fermées l'été. Point barre. Mais pas un problème pour nous car nous n'avions pas de voiture sur place, nous étions donc préparés à marcher "un peu". Nous avons même pu profiter de la voiture d'une résidente de Sormiou (autorisée à circuler donc, c'est la seule exception) pour descendre le premier jour ... mention spéciale d'ailleurs à la sympathie de tous les marseillais que nous avons croisé !



Autre spécificité calanquienne, l'accès aux massifs est réglementé en fonction des conditions météorologiques, toujours pour limiter les risques d'incendie. Une page spéciale de la préfecture indique chaque jour à 18h au plus tard les conditions d'accès aux calanques pour le lendemain. Orange = aucun problème, Rouge = accès possible de 6h à 11h, Noir = accès interdit. La consultation quotidienne du service pendant une semaine avant notre départ nous avait bien rassuré, mais notre guigne habituelle est passée par là ... résultat 3 jours (sur 4 !) en période rouge. Ce qui signifie, pour ceux qui n'auraient pas suivi, réveil à 5h30 pour espérer grimper un minimum ... et récup sur la plage au Prado l'aprem !



On retourne quand au paradis ???



Secteurs visités

vendredi : Sormiou / colline de Lun, Parfumerie

samedi : tourisme à Cassis

dimanche : Rocher des goudes

lundi : Morgiou / Crêt Saint-Michel
















* : c'est très mal barré vu la météo nordiste !

vendredi 9 septembre 2011

La montagne : lieu d'études scientifiques

La montagne et l'alpinisme ont très tôt été liés aux sciences et aux études des différents chercheurs. La première ascension du Mont-Blanc a d'ailleurs été commanditée par Horace Bénédicte de Saussure, naturaliste et géologue de son état, dans le but d'étudier les conditions en haute altitude et vérifier certaines théories à l'aide d'instruments de son cru.

De part ses configurations remarquables, les montagnes ont toujours été le siège d'études pour lesquelles ont parfois été construits spécifiquement des refuges. Alors qu'une étude sur le Mal Aigu des Montagnes (MAM) est en cours au sein du refuge Vallot, d'autres l'étaient déjà il y a 50 ans au Pic du Midi dans les Pyrénées :

<h2> L'observatoire du Pic du Midi, 1950</h2> <p> <p> Il y a 60 ans, les savants s'apprêtent à affronter un nouvel hiver à 2850 mètres d'altitude pour étudier la couronne solaire... Un épisode de la série <em>Vieilles bobines</em>.</p> <p> <br />Production : Universcience 2010</p> </p>