mercredi 23 mars 2011

Attention aux mousquetons automatiques

Décidément, ma désaffection pour les mousquetons automatiques se confirme. Entre la manipulation que je n'apprécie pas (chacun ses goûts) et le système qui finit par s'émousser et ne plus se fermer correctement sur certains modèles, voici qu'un nouvel incident survenu dans la salle que je fréquente, heureusement sans gravité cette fois-ci, vient renforcer ma conviction : le système de fermeture du mousqueton automatique est venu se coincer sur le pontet, ce dernier se prenant entre la bague rotative et le corps du mousqueton. Avec les mouvements d'assurage, le doigt a fini par s'ouvrir et la corde sortir complètement du mousqueton, laissant le grimpeur sans protection.

Il est important de préciser que, d'après les témoins, ni l'assureur ni le grimpeur n'ont fait de fautes et que la vérification du système d'assurage a été faite au départ de la voie. Heureusement, un témoin de la scène a pu réagir rapidement et venir prendre le relais de l'assurage, permettant au grimpeur de redescendre en douceur.

Encore une fois, cet incident est l'occasion de rappeler quelques règles :
  • la vigilance est de mise au départ de la voie, mais également pendant l'ascension : on ne discute pas avec ses voisins et on contrôle régulièrement que tout le matériel reste en place. Pendant mon assurage, je vérifie fréquemment, par une simple pression de la main, que mon mousqueton (à vis) est toujours correctement fermé mais un contrôle visuel de l'ensemble du système est bien plus efficace,
  • le mousqueton connectant le système d'assurage (quel qu'il soit) au baudrier doit être correctement placé, ne doit pas vriller le pontet lorsqu'il est sous-tension (faute commune chez les débutants qui ne se donnent pas la peine de revoir le système même en l'ayant constaté) et doit être contrôlé par l'assureur et le grimpeur avant le départ de ce dernier.

2 commentaires:

  1. hum... je doute vraiment que le mousqueton était correctement fermé dès le départ. Parce que pour le doigt s'ouvre, il faut quand même une rotation de 45° de la bague et que cette rotation soit maintenue lors du mouvement du doigt... et la corde puisse ensuite sortir... ca fait quand même vachement beaucoup pour un mousqueton correctement fermé.

    Le risque du mousqueton à verrouillage automatique, c'est effectivement de prendre le pontet entre le doigt et le mousqueton, en relâchant trop vite la bague, avant que le mousqueton soit correctement positionné. (j'ai une grosse tendance à croire que c'est ce qui c'est passé dans ce cas) Donc ne pas fier au "clic" de la bague (qui "clic" même quand le doigt n'est pas correctement fermé) et toujours vérifier visuellement ;-)

    Après il existe des verrouillages automatiques qui nécessitent de tourner, puis lever la bague. C'est difficilement manipulable d'une main, mais plus secure ;-)

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  2. Poussé par une curiosité toute naturelle, je viens de faire quelques essais sur le seul modèle de mousqueton automatique que je possède, et chose intéressante, j'ai réussi à désarmer la sécurité de deux façons difféntes:

    1. Si la couture du pontet (à l'endroit de la double épaisseur, c'est le pire et donc le plus probable) se prend dans le bas du système et que le mousqueton (ou le pontet) vrille, la bague tourne de temps en temps. Si la pression continue en vrillant, le doigt s'ouvre. J'ai réussi à faire sauter le mousqueton du pontet deux fois, mais je dois avouer que la pression doit être assez forte (celle d'une chute ?) et que le mousqueton doit rester correctement positionné pour qu'il s'ouvre complètement. Ce denier point me semble particulièrement difficile à reproduire en "conditions réelles", à moins peut-être que le pontet ne soit encombré d'autres matériels inutiles qui bloqueraient le libre mouvement du mouskeut' ? (un peu comme le mousqueton sur une plaquette doit être libre pour assurer le blocage de la corde du second).

    2. Si le mousqueton automatique se tourne sur son petit axe (je n'ai pas dit son petit côté), et que le pontet frotte sur la bague, cette dernière tourne assez facilement. Il faut ensuite que le système (mousqueton ou pontet) vrille (pendant une chute ou un gros mouvement d'assurage ?) pour que le système s'ouvre. Pour être honnête, je n'ai jamais réussi à faire sauter le mousqueton avec ce cas.

    Ceci dit, dans les deux cas que j'ai pu tester, il faut nécessairement que le système vrille pour qu'il s'ouvre. Dans des conditions normales d'utilisation, la probabilité pour que cela arrive est quasi-nulle. La faute à pas de chance comme dirait l'autre...

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