samedi 2 avril 2011

L'égoïsme au coeur des expéditions commerciales ?

En janvier dernier, je publiais le billet La Très Haute Altitude : miroir de l'âme humaine, dans lequel j'expliquais la vision que j'ai de la très haute altitude et des observations que l'on pouvait en tirer sur les personnalités des alpinistes et sur la société humaine en général.

Dans le dernier numéro de la Montagne et Alpinisme, se trouve un entretien fort intéressant avec Robert Paragot, alpiniste des années 50/60 issu d'un milieu prolo, et Nadir Dendoune,  ayant vaincu l'Everest en 2008 pour prouver au monde qu'un "tocard issu des banlieues dites sensibles valait autant que tous". Ce dernier relate d'ailleurs son aventure dans Un tocard sur le toit du monde, aux éditions JC Lattès.

Il y explique que ceux qui se payent l'ascension de l'Everest, au travers d'expéditions commerciales, le font généralement dans un objectif de victoire à n'importe quel prix et que l'égoïsme prime sur tout le reste : on cache la nourriture pour ne pas avoir à partager, on garde pour soi le téléphone satellite dont on dispose pourtant gratuitement par ses sponsors, voire on laisse un homme ramper à terre sans aide. Un beau miroir de notre "société individualiste, mercantile et violente" ou les "cadres de multinationales" ne sont là que pour flatter leur ego et ramener un trophée.

Heureusement, Robert Paragot souligne la beauté du monde de la montagne partagé avec les copains...

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