vendredi 21 décembre 2012

Points de vue sur l'Everest et ses vallées

Bien plus qu'une simple photo, le site GlacierWorks a publié plusieurs photos de "quelques" milliards de pixels sur l'Everest, le glacier Khumbu, le camp de base, etc. afin de permettre la visite interactive de la vallée. Vous avez en effet la possibilité de naviguer à travers plusieurs points de vue, en allant de loin en loin un peu à la manière d'une Photo dont vous êtes le Héros.


N'hésitez pas à cliquer sur les carrés verts pour obtenir les vues depuis ces emplacements, chaque clic vous révèle de nombreuses surprises, comme la découverte d'un lac sur le glacier, l'intérieur des tentes du camp de base, ...

Ce n'est pour l'instant qu'une sorte de démo et le projet semble encore en cours de réalisation. Un tour bien plus complet est en préparation, puisque plus de 400 prises de vue ont été réalisées, mélangeant parfois le présent et le passé pour constater l'évolution du paysage.

Quand on pense que le camp de base de l'Everest se situe déjà à 5.364 mètres, soit 500 mètres plus haut que le sommet du mont Blanc, on prend la mesure des monstres que sont ces géants du Népal !

Affaire à suivre donc.

Petit jeu : trouverez-vous une cordée en cours d'ascension ?

jeudi 20 décembre 2012

14x8000 ou 17x8000 ?

L'information semble être passée un peu trop discrètement dans le monde de l'alpinisme, tant les conséquences qu'elle pourrait avoir sont importantes : des géographes chinois ont estimé l'altitude de trois nouveaux sommets à plus de 8000 mètres les faisant devenir ainsi de fait des sommets à part entière et non plus des sommets secondaires.

Le nombre de 8000 passerait donc de 14 à 17.

Les sommets concernés sont :
  • l'Annapurna Est à 8103 mètres,
  • l'Annapurna Central à 8011 mètres,
  • Le Shishapangma Occidental à 8008 mètres. 
C'est une remise en cause fondamentale de plusieurs points :
  • Notre planète est loin d'être entièrement connues et considérée de la même façon par toutes les nations ; les conventions de chacun les menant à aborder les choses différemment,
  • Le "challenge des 14x8000" pourrait ne plus être valable car incomplet. Que deviendrait alors les records passés ? Comment considérer Reinhold Messner, premier à avoir gravi la totalité 14x8000 ; tout comme les suivants, premiers détenteurs d'un record ou non ?
Cela pose aussi plusieurs questions intéressantes pour comprendre les informations qui nous sont données, voire enseignées dans les écoles.

Quelle est la définition d'un Sommet ?

La définition d'un Sommet est variable selon l'entité qui la donne, le pays dans lequel elle se trouve, la culture sociale et scientifique de laquelle elle dépend. Une définition générique est "point le plus élevé de quelque chose".

Mais cela veut-il dire que le Mont-Blanc est le seul sommet de toutes les Alpes ?

On voit très rapidement que cette définition seule n'a pas de sens et que, si elle peut facilement être appliquée en détail à un massif tout entier ou à un groupe de montagnes, elle devient très rapidement litigieuse dès lors que l'on parle de sommets sur une même arête, ...

La notion de culminance peut ainsi rentrer en ligne de compte afin de séparer deux points culminants entre eux et les considérer comme deux sommets distincts. Suivant les paramètres choisis, un Sommet peut devenir un Sommet secondaire voire une simple protubérance. Ou inversement.

L'UIAA définit par exemple que deux sommets sont distincts l'un de l'autre s'ils ont une différence d'au moins 30 mètres. Cela amène cette entité à définir une liste précise de 82 sommets de plus de 4000 mètres dans tout l'arc alpin. D'autres listes définissent cependant de 50 à 89 sommets principaux, dans ce même massif.

Quel référentiel est utilisé pour mesurer l'altitude ?

Il est communément admis qu'une altitude est mesurée par rapport au niveau de la mer. Cela est valable dans différents domaines que ce soit la géographie ou l'aéronautique (pour partie d'ailleurs).

Mais là encore, cela pose différents problèmes.

Le niveau de la mer est variable en fonction des cycles de la Lune. Nous ne pouvons peut-être parler que de quelques mètres mais ce point devient important lorsqu'il s'agit d'ajouter ou de retirer des sommets de la liste des plus de 8.000, voire 7.000 de laquelle dépend des challenges, la reconnaissance médiatique et mondiale de certains alpinistes, sans parler de la science et la connaissance de la Terre en elle-même...

Certains sommets se trouvent loin de la mer, ce qui complique la prise de mesure.

Et puis, le changement de référentiel bouleverserait la donne mondiale.

Si l'on considère que l'altitude d'un sommet devient la différence entre sa base (mais qu'est-ce que la base d'une montagne ?) et son point le plus haut, l'Everest perdrait sa place de Toit du Monde pour la laisser au mont Mac Kinley, au Kilimandjaro ou au Nanga Parbat. Si la base devient le plancher océanique, c'est le Mauna Kea qui rafle la mise.

Un autre référentiel possible serait de prendre le centre de la Terre pour référence. La donne change alors complètement pour proposer deux nouveaux sommets.

Vous pouvez lire ce très intéressant paragraphe sur ce sujet.

Et puis ce qui va vous mettre le haricot en ébullition, c’est de savoir si le Sommet doit être mesuré au plus au point de la roche qui le compose, de la glace qui le recouvre ou du manteau neigeux qui l'habille ? Parce que d'une année sur l'autre, la mesure peut changer de façon importante si l'on considère que c'est la glace (le Mont Blanc gagne ainsi plusieurs centimètres chaque année) alors que la variation est infime pour la roche. Et que dire du manteau neigeux balayé par les vents ?

Quels sont les outils utilisées pour mesurer l'altitude ?

Je n'ai pas réussi à éplucher suffisamment les articles sur Internet pour répondre exhaustivement à cette question, mais il est déjà facile de citer quelques outils et certains de leurs inconvénients :
  • Mesure visuelle par triangulation : les angles sont mesurés entre un point dont l'altitude est connue et le Sommet vu depuis ce point, par exemple à l'aide de théodolites pour les mesures les plus récentes. Cela a été la méthode utilisée pendant très longtemps avant l'arrivée d'outils plus modernes. Il est facile de comprendre l'imprécision de cette méthode : un point référentiel doit être connu mais comment est mesuré l'altitude de ce propre emplacement ? Le temps qu'il fait au moment de la prise de la mesure peut également fausser la mesure, la courbure de la Terre est à prendre en compte pour les mesures prises de loin, ...
  • Mesure au télémètre laser : comment s'assurer que le laser pointe exactement au bon endroit ? Les conditions climatiques au moment de la prise de mesure peuvent également la fausser,
  • Mesure avec un GPS depuis le Sommet directement : tous les GPS n'ont pas nécessairement une précision au mètre et les calculs sont extrêmement compliqués pour assurer précision claire, d'autant plus que la Terre a une forme géoïde et qu'il faut donc prendre en compte sa position par rapport aux satellites au moment de la mesure,
  • ...
Les mesures prises pour le Sommet de l'Everest le situent, encore aujourd'hui, entre 8844 et 8850 mètres, bien que la mesure officielle retenue est de 8848 mètres.
Qui acte l'altitude mesurée d'un sommet ?

Et bien, encore une fois, tout dépend du pays concerné. De manière générale et majoritairement reconnue, c'est l'UIAA qui fait foi. Mais la Chine dispose également de sa propre équipe de géographes et c'est d'ailleurs elle qui est à l'origine d'une nouvelle polémique sur la liste des 14x8000.

Les intérêts de chacun entrant en jeu, il est parfois compliqué de savoir qui a scientifiquement raison. Les relations entre la Chine et le reste du monde ont par exemple été (sont toujours ?) suffisamment tendues pour que chacun se livre à une guerre des mesures mettant en avant les Sommets se trouvant sur son propre territoire...

Les Montagnes ont toujours été les otages des relations entre les pays, qu'elles soient commerciales, militaires ou simplement liées au ego de chacun. Ce ne sont pas les seules et ce n'est pas fini !

Remarques :
  • Je n'ai pas pu retrouvé l'article original concernant l'annonce principale. Si vous avez l'information je suis preneur !
  • Cet article ne se veut pas exhaustif sur les techniques, mesures, outils existant dans le monde, le travail serait bien trop important. Cependant, n'hésitez pas à compléter voire corriger à travers les commentaires certains points abordés ici, je serais le premier intéressé.

jeudi 29 novembre 2012

De photos et de montagnes

Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, je vous conseille de suivre le blog de Guillaume Laget, De photos et de montagnes. Une magnifique découverte en photos au jour le jour, de saison en saison, des plus beaux massifs français et des plus belles balades en crampons ou en chaussures.




mardi 20 novembre 2012

Témoignage du biographe d'Edlinger

lundi 19 novembre 2012

Escalade pour tous...

"L'avantage en escalade, c'est que quel que soit ton niveau tu ressens la même chose. Que tu fasses du 5+ ou du 9a, dans la mesure où tu es à ta limite, tu ressens exactement les mêmes choses, tu apprends exactement les mêmes choses. Sauf que la personne qui fait du 9a, c'est parce qu'elle a simplement plus de temps à y consacrer."

- Patrick Edlinger.

dimanche 18 novembre 2012

Chapeau l'Artiste

Je ne suis pas de ceux qui idolâtrent quiconque car le but n'est pas de copier la vie d'une personne. Il s'agirait plutôt de s'en inspirer pour tracer sa propre voie, son mode de vie en adéquation avec sa propre vision de sa passion et de sa personnalité.

Il en est cependant que l'on ne peut pas ne pas connaître et ne pas respecter ou admirer, tant ils ont marqué leur époque par leurs exploits, leurs découvertes, leurs initiatives ou leurs engagements.

Edlinger était de ceux là.

Je ne l'ai pas connu au moment de sa plus forte médiatisation, au moment où il a changé la France. J'étais alors à peine né et je faisais mes premiers pas. Je ne l'ai pas connu au moment où j'ai touché mes premières prises. L'escalade n'était alors pour moi qu'un sport. Rien de plus. Je n'ai même pas appris qui il était par moi-même. Non, ce sont mes parents qui m'ont un jour révélé son existence.

" - Comment, tu ne connais pas Patrick Edlinger ?
- Non, c'est qui ?
- Un grand grimpeur français.
- Ah bon."

En fait, je ne connaissais personne et peu m'importait. Je pratiquais l'escalade pour moi, parce que je le voulais et parce que cela me faisait plaisir. Peu importait qui en étaient les grands champions, je n'en serais de toute façon jamais un, je ne les tutoierais jamais.

Et puis, l'Escalade a commencé à envahir doucement ma vie et je me suis mis à tenir ce blog. A vouloir partager. Et donc, il a fallu lire, se documenter, apprendre. Et alors j'ai appris. Et je me suis pris une claque. Une grande.

J'ai compris comment, en 26 minutes, un homme seul a pu marquer toute une génération. Tout un pays. La Vie au bout des doigts a révélé l'Escalade au grand public, a permis l'essor d'un sport, sa démocratisation et sa dissociation de sa grande soeur, l'Alpinisme. J'y ai appris et compris une chose fondamentale : la différence entre un hobby et une Passion.

La Passion devient un Mode de Vie.

Car Edlinger a fait de l'Escalade son Mode de Vie, et ce n'est pas une parole en l'air. Il restera pour moi cet homme qui se lève, à poil, du lit de son camping-car pour aller faire des tractions sur son petit doigt, des grands écarts et du footing, avant d'aller enchaîner une voie en solo intégral, le tout mis en scène sur une musique de Kraftwerk.

Un homme qui se dédie entièrement à sa Passion au point d'en faire une forme d'Art. Il pousse en effet la pratique de ses mouvements à son paroxysme. En tant que pionnier, il suit un principe simple mais fondateur de l'Escalade Moderne : "le Sommet n'est qu'une Cerise sur le gâteau. Ce qui importe, c'est la façon d'y arriver". La grâce et l'application évidentes qu'il met à réaliser ses mouvements ne sont certainement pas étrangères au mythe du grimpeur qu'il a contribué à fonder.

Et l'exploit n'est pas vain puisqu'au moment où Edlinger commence à grimper, le 7ème degré n'est qu'un doux rêve. Tout est à inventer : les nouveaux gestes, l'entraînement, les voies... Il contribuera ainsi à inventer le 7ème degré avec d'autres grands noms comme Messner, Droyer et Berhault, son ami. Aujourd'hui, c'est assez facile ; il nous suffit de nous inscrire à un cours en compagnie d'un moniteur pour se voire transmettre leur héritage. Mais eux ont inventé, découvert, testé, parfois échoué certes.

Avec Edlinger, c'est un pan entier de l'Escalade qui s'en va. C'est un ambassadeur médiatique de cette discipline qui s'éteint. Qui pourra le remplacer ?

Qui, du grand public, peut aujourd'hui citer le nom d'un grimpeur ? On aura peut-être Catherine Destivelle comme réponse. Une autre grande qui a également fini par ranger son baudrier. Qui d'autre ? Alain Robert ? Les gens le connaissent plus pour son escalade urbaine, une discipline plus confidentielle.

L'Escalade a eu quelques années de gloire avec de grands champions, des pionniers. Mais qui reste pour assurer la pérennité de ce sport ? Peut-être que Jean-Pierre Banville a raison : il faut un musée de l'Escalade, un Temple de la Renommée, comme il l'appelle.

Il y aurait tellement de choses à dire sur Edlinger... Sa récente biographie le fera de toute façon bien mieux.

Alors autant dire une seule chose : Merci.

Merci pour ce que vous avez donné à tant de gens en manque de liberté, d'évasion.
Merci pour ce que vous m'avez donné.

Du rêve.

Chapeau l'Artiste, et que votre dernier solo soit le plus beau.

mardi 30 octobre 2012

Base Jump : Split of a Second

Une magnifique vidéo d'un base jumper qui réalise une performance incroyable et qui évoque son état d'esprit :

Oui, le base jump fait partie de ces sports "extrêmes" où le risque est omniprésent mais Non, les bases jumpers ne sont pas suicidaires. Le risque est calculé, la préparation est minutieuse et garantie le plaisir et la joie !

Ce doit être particulièrement jouissif de pouvoir raser à ce point les rochers et de flirter littéralement avec les cailloux. L'impression de pouvoir réellement voler doit être forte mais il ne faut s'y tromper, dans ce sport, on ne fait que tomber !

lundi 22 octobre 2012

Expérience sur les chutes en crevasse

L'ENSA a récemment publié la première partie d'une expérience sur les capacités de différents matériels à encaisser des chutes en crevasse (notamment les cordes), en fonction des conditions. Une seconde partie de l'expérience sera réalisée durant l'été prochain pour effectuer des tests complémentaires avec une neige différente. Dommage que la vidéo ne nous rende pas plus compte des résultats, en particulier ceux réalisés avec les noeuds de freinage.


vendredi 28 septembre 2012

Pourquoi aller là-haut ? L'éternelle question...

Mon précédent billet évoquait de manière confuse et partielle mes raisons (voire des raisons) de monter là-haut, dans les montagnes, et ce que j'y trouve. C'est d'ailleurs l'une des raisons de l'existence de ce blog : expliquer et m'expliquer la Montagne.

Cet autre article complète et dit différemment ce qui est si compliqué à faire comprendre, si tant est que les gens essaient de le comprendre. Je m'y retrouve complètement, à la seule différence que j'y trouve personnellement quelque chose : une amitié partagée sur un bout de rocher, un dépassement de soi, une allégresse si cruelle car temporaire, une Aventure et, oui, un rêve réalisé... la réalisation d'un an de rêveries, de recherches, de discussions autour d'un verre, de préparation...

"Sommes-nous encore prêt à accepter de souffrir pour un rêve ?"

Peut-être pas la société d'aujourd'hui, mais moi oui. J'ai des rêves pleins la tête et une courte vie pour tous les réaliser. Alors oui, je souffrirai un peu voire beaucoup pour les rayer de ma liste ! Et je peux déjà vous dire que l'important est d'avoir la tête dans les nuages, au propre comme au figuré et quel que soit le moyen d'y arriver(*)...

* cette phrase ne prône pas la prise de substances dangereuses ou illicites...

lundi 20 août 2012

L'alpinisme est risquée, et alors ?

Une discussion intéressante suite à l'avalanche qui a coûté la vie à 9 personnes sur l'une des courses les plus fréquentées pour atteindre le sommet du Mont-Blanc.

On peut y lire en filigrane ce qui fait l'attrait de l'alpinisme : la liberté, l'autonomie, la responsabilité de ses propres actions et de celles de sa cordée. Car l'alpinisme, comme doit probablement l'être la navigation au grand large ou le vol en parapente, c'est en partie se retrouver seul et affronter l'inconnu ou l'imprévisible sans que la Société ne vous tienne la main pour avancer. C'est s'assumer seul.

Et, dans ce monde qui s'aseptise de plus en plus, cela fait peur à beaucoup de personnes de prendre des décisions, de se retrouver face à des risques non maîtrisés et, pire, n'avoir personne contre qui se retourner ou auprès de qui aller chercher un jugement et peut-être un dédommagement financier.

Plus nous "avançons" (mais s'agit-il vraiment d'une avancée ?), plus nous oublions que la Nature est dangereuse pour toutes les espèces qui la peuplent, l'Homme y compris.

Non, le risque 0 n'existe pas et n'existera jamais. Tant que la science n'aura pas fait un bond géant que nous ne verrons probablement pas, l'Homme est et sera mortel. Je ne dis pas que faire de l'alpinisme, c'est aller chercher les ennuis. Je dis simplement que l'accident peut vous faucher n'importe quand : au détour d'une rue, sous un cocotier ou même dans votre lit. La Société, même la plus avancée, ne peut pas vous sauver de tout et ne le pourra jamais.

Pourquoi donc priver les gens de faire ce qu'ils aiment ? Il faudrait également empêcher les sauts en parachutes, les vols en parapente, les acrobaties aériennes, les descentes en kayak, le cyclisme, voire le travail tout simplement.

Je ne dis pas non plus de laisser tout le monde faire ce qu'il veut, comme il le veut. Les formations et la prévention, en particulier dans l'alpinisme, sont importantes. Éduquer nos enfants à prendre conscience des risques, à agir en connaissance de cause et leur donner les moyens de réagir à ce qu'ils rencontrent, cela fait partie du rôle de tout un chacun : les rendre adultes et maîtres de leur choix.

Il faut simplement prendre conscience que la Liberté, la vraie, s'accompagne d'avantages et d'inconvénients. Supprimer les inconvénients, c'est supprimer la liberté.

dimanche 1 juillet 2012

Les préjugés sur les ascensions de haute altitude

Kairn.com a publié il a quelques temps la traduction d'un article démontant cinq préjugés des média sur les ascensions de l'Everest. On peut d'ailleurs compléter en disant les préjugés de tous ceux méconnaissant le milieu de la montagne, en particulier de la très haute montagne. Moi le premier pour être honnête.

Le sujet est particulièrement intéressant car il touche l'affectif de spectateurs étrangers à certains évènements tragiques, la motivation des alpinistes dans leur quête de sommets et explique une partie de leurs choix et actes qui peuvent paraître barbares et dénués d'humanité à première vue. Je ne le cacherai pas : j'ai été le premier choqué par certaines histoires ; jusqu'à ce que je me documente d'avantage sur le sujet et comprenne réellement ce qui se passe dans les têtes et les corps des grimpeurs de très haute altitude. Je me suis ainsi convaincu de ce qui dit l'auteur de l'article : "Quiconque dit que l'Everest est facile n'a aucune idée de ce dont il parle".

Cependant, le sommet auquel se borne l'article est Sagarmatha (l'Everest en népalais), qui est une course prisée du fait du symbole qu'il véhicule : ceux qui en foulent le sommet sont sur le toit du monde. L'instant est magique ! Unique. Cette attirance des grimpeurs, et donc des compagnies commerciales, modifient quelque peu les règles du jeu : il y a effectivement du monde présent et celui-ci est en partie payé pour vous porter assistance en cas de problème.

En revanche, l'article ne parle pas des autres sommets ; qu'ils soient de plus de 8000 ou non, parfois plus durs parfois plus faciles, peu importe. Toujours en raison de l'environnement, les comportements peuvent y être similaires mais les conséquences beaucoup plus fâcheuses car alors, il n'y a pas d'agence commerciale ou de personnel pour venir vous chercher...


Ce que ne dit pas l'article non plus, c'est qu'en moyenne 1 alpiniste sur 10 tentant l'ascension de l'Everest ne revoie jamais le camp de base en vie (je vous laisse le vérifier par vous-même, attention aux photos parfois dures qui accompagnent les statistiques). Et le fait de citer le cas d'un sherpa ayant fait 13 fois le sommet déforme quelque peu la réalité : le peuple Sherpa, de par son histoire, est naturellement acclimaté à la haute altitude. Sans vouloir leur ôter leur mérite le moins du monde (ils portent bien plus lourd que les occidentaux qui les payent), les ascensions de très haute altitude leur sont facilitées. A noter aussi que ces expéditions peuvent représenter la seule source de revenu valable pour eux et toute leur famille et que, comme dans beaucoup de régions pauvres du monde, ils sont prêts à prendre certains risques ; incompréhensibles pour nous autres, occidentaux assoiffés de risque 0.


Certains éléments de l'article sont donc à relativiser, mais ce qu'il faut en retenir c'est qu'en l'absence de connaissance d'un sujet, peu importe qu'il s'agisse de l'alpinisme, il vaut mieux se garder de juger. Les témoignages de ce type permettent de l'expliquer. Bien d'autres du même type se retrouvent sur internet ; et un certain pourcentage d'entre eux démontre que la culpabilité est loin d'être étrangère à ceux qui ont laissé un camarade, une connaissance sur les pentes de sa passion.

mardi 26 juin 2012

Pour ou contre le port du casque ??

Kairn.com a récemment publié un billet dont le titre m'a fait bondir tant la réponse me paraît évidente : "Le casque en falaise? pour ou contre?".

Bien évidemment que je suis pour le port du casque ! En falaise et en montagne ; cela ne se discute même pas. Ce n'est pas tant que Kairn pose la question, pour toucher le maximum de monde, mais que Kairn doive encore le faire pour inciter les grimpeurs récalcitrants. Que l'on se pose encore la question ou que l'on doive faire des campagnes de prévention pour inciter au port du casque me paraît totalement aberrant. Et encore, il ne s'agit que d'inciter !

L'escalade en falaise, dite sportive, est considérée être sans risque par trop de monde (à tort d'ailleurs) : les points de protection sont fiables sur la majorité des spots, ils ne sont plus nécessairement trop éloignés évitant des chutes de trop grande ampleur, ... C'est se bercer d'illusions que de penser que partir en falaise ne présente aucun risque et que l'on peut se passer d'une protection. D'autant plus en montagne.

La falaise est synonyme de chute de pierre ou de matériel venant des autres cordées. Dès ma deuxième sortie en falaise, je me suis pris un caillou sur le coin de la tête ; suffisamment lourd pour laisser la plus grosse entaille que mon casque porte actuellement ! Il n'y avait qu'à voir la tête de mes deux compagnons de cordée lorsqu'ils ont entendu le bruit que cela a fait pour se dire que le casque m'a été plus qu'utile ! Quid des mousquetons ou dégaines que l'on voit passer ici et là autour de nous, lâchés par des grimpeurs maladroits ?

La falaise est synonyme de chute tout court. Et une chute peut vite faire mal. Se retourner en chutant, à cause d'une corde mal placée ou à cause de la malchance, cela arrive à tout le monde ; et dans ce cas la tête est souvent la première à prendre. Dans toute ma "carrière" de grimpeur, je me suis déjà retourné deux fois et je l'ai vu se produire au moins 4 autres fois. Presque systématiquement, un devers a permis d'éviter le choc. Pour l'exception, la grimpeuse avait un casque...

Les puristes me rétorqueront que l'on ne fait pas de l'escalade ou de l'alpinisme sans accepter la part de risques que cela comporte. Bien sûr ! Je suis parfaitement d'accord avec cela. Mais il y a accepter les risques que l'on ne peut pas maîtriser et les ignorer tous. La corde vous sert d'abord à vous protéger. Pareil pour les dégaines et tout le matériel que vous prenez. Refuser le port du casque pour prôner une escalade pure est contradictoire avec l'emport du reste du matériel. Faites du solo si vous clamez cela !

D'autres diront que le casque n'est pas confortable. Parce qu'emporter 12 dégaines (1 kg minimum), une corde (2 kg minimum), votre baudrier, vos sangles, vos mousquetons, vos vivres, ... c'est confortable ? Parce que faire macérer vos pieds toute la journée dans des chaussons trop petits, c'est confortable ? On ne part pas en falaise pour le confort (pas plus que l'on fait de l'escalade voire du sport). Cela se saurait. On finit en sueur, les mains explosées par le rocher, on a faim, parfois froid et on se fait peur. Alors non, ce n'est pas le casque qui va rendre inconfortable votre ascension ! Vous n'avez qu'à bien le choisir pour qu'il colle parfaitement à votre tête.

J'en connais encore qui diront que le casque c'est cher. Mais... un casque bien entretenu dure toute une vie. Vous avez des premiers prix à 25 € et des excellents à 70€. En comparaison d'une corde à 120€ que l'on change tous les 5 ans lorsqu'elle est souvent utilisée ; voire les 3 types de cordes que l'on achète pour pouvoir aller partout ; je ne vois pas où est le prix élevé !

Alors non, il n'y a pas de questions à se poser : le casque est obligatoire ! Et si vous ne le faites pas pour vous, faites le pour ceux qui aime votre joli visage !

mardi 29 mai 2012

Sur le fil de l'arête

Voici une photo que je garde au chaud depuis quelques temps, attendant je ne sais quelle occasion. Il n'y en a pas aujourd'hui. Je la trouve juste superbe. Elle représente l'image qui me vient directement à l'esprit quand on prononce le mot alpinisme : une arête effilée, mais pas trop, sur laquelle chemine la cordée. Un peu de vent dont il faut se méfier. Les nuages en contrebas qui couvrent la vallée mais qui dévoilent le ciel, bleu, pur. De chaque côté de l'arête, la vallée se déroule, bordée de sommets parfois plus haut, parfois plus bas.

La sensation de marcher sur les nuages n'est pas qu'une impression...


La photo provient du blog photo du journal Libération.

mardi 22 mai 2012

Erhard Loretan, respirer l'odeur du ciel

Erhard Loretan. Un homme dont j'ai probablement du découvrir pour la première fois le nom dans la presse spécialisée relatant un banal accident de montagne qui lui aura coûté la vie. Un alpiniste dont je ne connais rien ou presque. Et pourtant...

Le troisième homme au monde à avoir boucler le défi des 14x8000. L'un des rares à être parti conquérir l'Antarctique. L'un de ceux unanimement encensé comme étant l'un des meilleurs de sa génération. Un novateur dans le domaine de l'himalayisme, bousculant les conventions en réalisant les courses sans repos et sans matériel dans le seul objectif d'aller vite. Très vite. Un peu comme Berhault le faisait.

Mais ce reportage de la RTS ne met pas en avant le sportif accompli et ses exploits ; il met en avant l'homme avec ses faiblesses et sa passion de la Montagne. Son amour de la vie et son envie de partage. Loretan fut probablement un vrai compagnon de cordée, comme beaucoup d'autres "grands" de l'alpinisme ne le furent pas.

Ce reportage est plein de justesse sur ce que la Montagne est et offre. La plaisante souffrance physique de l'effort, si facile à supporter et endurer car l'alpiniste est le seul à l'avoir souhaité. Tout ce que la société ne lui offre plus du tout, dans sa course au risque zéro. Cet instant de grâce au moment où le pied foule le sommet.

Il termine sur une très belle pensée :

On ne peut pas fréquenter les cimes, aller au lieu où le Ciel et la Terre se rencontrent ; sans que l'on soit saisi et par l'un et par l'autre ; et l'on ne peut pas toucher le Sommet d'une Montagne sans respirer l'odeur du Ciel.

Erhard Loretan, respirer l'odeur du ciel

lundi 14 mai 2012

Quechua Brand Movie 2012

(trouvé sur www.fubiz.net)

Quechua Brand Movie 2012:
Voici en exclusivité sur Fubiz, le nouveau film et campagne publicitaire de la marque Quechua par l’agence Fred&Farid résumant ses produits et son univers. Un showreel sur une bande son de Chut on vous écoute, avec une captation d’images du Studio Ores, Capsus Film et Simon Favier.


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dimanche 15 avril 2012

L'Enfant des Neiges

Ce matin en me levant, je comptais prendre le temps d'écrire un joli billet sur le livre de Nicolas Vanier que je viens de terminer, L'Enfant des Neiges (aux éditions J'ai Lu pour ma part), dans lequel il nous raconte son voyage de huit mois à travers le Grand Ouest canadien et les Montagnes Rocheuses en compagnie de sa femme Diane et de sa fille Montaine... âgée d'un an et demi au moment du départ.


Et puis j'ai relu le billet que j'avais écrit sur son récit Mémoires Glacées. Et là, je me pose la question de ce que je pourrais ajouter de plus, tant les valeurs qui m'avaient marquées dans ma première lecture se retrouvent tellement, peut-être sous un aspect différent, dans ce nouveau récit.

L'Amour des grands espaces. La Passion du traîneau et de ses chiens. Le Respect de la nature. La Conscience du vrai bonheur.

Tout y est de nouveau.

Avec peut-être un aspect supplémentaire : l'Amour de sa famille, la protection de sa petite fille et la volonté de lui faire découvrir sa vision de la Vie. Car, contrairement aux autres voyages qu'il a pu effectuer, il n'est pas seul avec ses chiens. Sa famille étant avec lui, les choix qui doivent être faits sont abordés sous un angle différent. Et c'est probablement là que ce livre se démarque : prouver au monde que l'on peut vivre sa Passion avec ceux que l'on aime sans leur faire prendre de risques. Prouver à tous que la nature n'est pas si hostile et, qu'au contraire, si elle a été notre berceau, elle devrait être notre lit. Montrer que nous nous en sommes tous tant éloignés que nous ne la comprenons plus ; et qu'ignorants, nous avons souvent tendance à vouloir maîtriser voire à détruire.

Il nous montre tout au long de sa progression que la vie au sein même de la Nature est ce qui le rend le plus heureux ; lui procure un vrai Bonheur. Et Nicolas Vanier l'écrit si bien qu'il le partage. Plus il progresse vers le Nord, plus on le sent progresser dans sa réflexion ; et plus j'ai avancé dans la mienne. Tant et si bien qu'il conclut presque son livre d'une façon qui exprime parfaitement l'idée que je m'étais forgée :

" Un jour, j'ai effectué un sondage dans un bar parisien. Il fallait mettre une croix dans l'une de ces trois cases : êtes-vous heureux, malheureux, ni l'un ni l'autre ? Le résultat était affligeant : 5% d'heureux, 70% de malheureux, 25% un peu des deux !
Chez mes amis éleveurs de rennes qui vivent dans les grands espaces vierges de Sibérie, nul besoin de sondage : ils respirent le bonheur.
Il y a une moralité dans cette histoire. Nous nous sommes trompés dans le progrès ; ce n'est pas sur la vitesse des voitures, la performance des machines, l'augmentation de la durée de vie que doit se pencher l'humanité mais sur quelque chose de bien plus simple, le bonheur, sinon l'homme n'a plus qu'à regretter de ne pas être un animal, car l'élan et le loup ne sont pas malheureux. "

Cela m'a immédiatement fait penser au Bhoutan, probablement seul pays au monde qui a mis en place un système de mesure du Bonheur National Brut. Peut-être, eux, ont-ils compris...

Ce livre est également une formidable preuve d'Amour ; d'une femme pour son mari et d'un enfant pour son père, qui ont accepté d'endurer des conditions éprouvantes pour vivre son rêve avec lui. Je comprends cette chance là car j'en bénéficie également...

C'est enfin l'Histoire d'une petite fille qui découvre la Vie auprès de ses parents, apprend le nom des oiseaux, joue avec son chien favori, trébuche pour mieux se relever, pleure pour mieux sourire. Celle d'une petite fille qui se forge son caractère et sa personnalité au coeur d'endroits merveilleux.

C'est l'histoire d'une vie, l'Histoire de la Vie. Tout simplement.

"Voie Ouverte" au CAF Lille

(l'article ci-dessus est paru dans le numéro 21288 du Samedi 14 Avril de la Voix du Nord)

Hier matin, le Club Alpin de Lille ouvrait ses portes dans le cadre d'un week-end "Voie Ouverte" proposant à quiconque de venir s'essayer à l'escalade ou à la randonnée, gratuitement. Naturellement, la section Escalade du Club a proposé l'essai de son activité à la salle François Coppée de Lille Sud.

L'animation a été un franc succès. Près de 15 personnes de tout âge préalablement inscrites ont vite été rejointes par de nombreux jeunes du quartier alentours qui ont tous pu s'essayer à l'encordement, à l'assurage et bien entendu à la grimpe. Pas de pleurs ; que des sourires et quelques promesses de revenir prochainement lorsque les bras auront quelques peu récupéré.

Il est toujours plaisant de voir des personnes découvrir un nouveau sport (surtout lorsqu'il s'agit du sien), se rendre compte que "non, l'escalade n'est pas un sport extrême" et qu'il est à la portée de tous, voire même que certains ont une facilité déconcertante à appréhender les mouvements et qu'il ne faudrait pas grande chose pour qu'ils y excellent (un peu d'entraînement au sein de notre club peut-être ?  ). Je suis même persuadé que ce sport serrait un vecteur important d'affirmation personnelle et sociale pour partie de ceux que j'ai croisés hier.

Cliquez sur les photos suivantes pour accéder à l'album du CAF :




lundi 9 avril 2012

Programme d'amélioration de la vie

Récapitulons : 8A, en terrain d'av' et tête à l'envers pour le repos. OK, facile.


Life Enhancement Program from Jonathan Joseph on Vimeo.

jeudi 5 avril 2012

Se redonner le sourire...

Profitez de cette belle série de photos et cette vidéo qui donne le sourire jusque comme il faut au moment où il faut !! Le petit côté sécuritaire qui ne s'éteint jamais : notez les départs de plaques... Prenez soin de vous pour pouvoir continuer d'en profiter !

New Lands:
Tournée avec une caméra GoPro Hero 2, cette vidéo “New Lands” de Matthew Wainhouse a été réalisée au col de montagne Stevens Pass aux USA. Sur un morceau du groupe Justice, ces images de snowboard impressionnent. A découvrir dans la suite de l’article.



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lundi 12 mars 2012

Vallot 2011, le film !

Je vous en parlais succinctement il y a quelques temps déjà, une expérience scientifique a été mené au refuge Vallot en septembre dernier pour étudier le Mal Aigu des Montagnes. Depuis, les scientifiques épluchent les résultats pour trouver les causes de la fatigue ressentie et éventuellement les moyens de les contrer. Voici le film de l'expérience.


Vallot 2011, le film !:
Voici le film présentant l’expédition Vallot 2011 qui a été diffusé aux Rencontres du Cinéma de Montagne en novembre dernier.

Ce film a été réalisé par Pierre Petit et monté par Cyril Morat grâce à la participation de la Maison de la Montagne de Grenoble et du FODACIM.


© Chorten Production

lundi 9 janvier 2012

Fuji San

J'ai depuis quelques années maintenant une affection particulière pour le Japon. Sa culture et son histoire en particulier m'intriguent, me passionnent. Le Mont Fuji (3776m) fait partie de ses aspects mystérieux et insaisissables qui me donnent envie de me rendre là-bas. C'est particulièrement vrai lorsqu'il est présenté sous ce genre de vue, réelle mise en avant de l'ambivalence du Japon, profondément traditionaliste et furieusement moderne.


Cette photo est issue de l'excellent site LeJapon.fr. Allez y faire un tour, ne serait-ce que pour la qualité des prises de vue de l'auteur. Voici d'autres photos du mont Fuji, sur le même site.

Son ascension est simple car prenant davantage l'aspect d'une grosse randonnée que d'une véritable course d'alpinisme : chaque année, des milliers de japonais en font l'ascension sans difficulté particulière ; mais elle me donne l'impression de révéler ce que le pays a dans le coeur.


Contrairement, à ce que l'on pourrait croire, l'alpinisme japonais est loin d'être inexistant ou négligeable. Les véritables historiens pourront me contredire ou me compléter mais, à une époque après-guerre où le pays avait besoin de se reconstruire et acquérir une place internationale, de grands noms japonais se sont inscrits dans l'histoire de l'alpinisme. C'est un japonais, Tsuneo Hasegawa, qui gravit en 1978 le premier en solitaire et en hivernale l'Eiger. Quand on connait un peu l'histoire de ce sommet, on sait ce que cela veut dire. C'est une japonaise, Junko Tabei, qui est la première femme à boucler le challenge des 7 Summits. C'était en 1992.

L'alpinisme au Japon même n'est pas en reste car l'île propose notamment quelques parcours rocheux et de nombreuses cascades de glace en hiver, permettant l'entraînement des grimpeurs avant leurs voyages dans des plus "hauts lieux" de l'alpinisme.

mardi 3 janvier 2012

Revue de presse

Voici quelque chose que je ne fais que rarement, en tout cas sous cette forme : une petite revue de presse des derniers articles intéressants que j'ai pu lire sur Internet.

Le facteur vent ou pourquoi vous avez toujours froid en randonnée ?
Quelques explications intéressantes concernant l'effet du vent sur notre corps et les façons de s'en protéger aisément. Les conseils semblent évidents mais qui les respectent vraiment à la lettre plutôt que de se plaindre du froid ?

Du solo...
Ex-rédacteur d'un magazine de grimpe, Jean-Marc C. nous livre son point de vue sur l'activité du soloing dans le monde de l'escalade. L'occasion pour lui d'aborder la problématique de l'intrusion des média dans les univers des sports "extrêmes", comprenez à risques, et des modifications de comportement qu'ils induisent.

Les vertiges de la montage en 15 (très belles) photos
Le Nouvel Observateur nous livre une sélection de 15 prises du photographe Alexandre Buisse qu'il convient de découvrir sur son site personnel. Une très jolie série qui ne peut que donner envie de partir...

Participez à une étude sur le Mal Aigu des Montagnes
Vous voulez passer une nuit idyllique à l'Aiguille du Midi sous l'observation de Blouses Blanches ? Participez à une étude de l'Ifremmont sur le Mal Aigu des Montagnes. Ce sera un peu plus court que l'étude faite au Refuge Vallot mais vous aurez une aussi belle vue !