lundi 9 décembre 2013

Le plus mauvais assureur

On a tous croisé un assureur un peu "limite" dans sa sécurité. Certains d'entre nous ont croisé des assureurs qui ont fait de vraies fautes d'assurage. D'autres, malheureusement, en ont subi les conséquences...

Voici une vidéo qui apprend ou rappelle les mauvaises pratiques de l'assurage. Et non, définitivement, le Grigri n'est pas LA réponse aux assureurs débutants ! Les principaux gestes de l'assurage restent les mêmes et doivent être appris et maîtrisés !

Très bonne initiative en tout cas que cette vidéo à la portée de tous !


Le plus mauvais assureur du monde [FR] Mauvaises techniques d'assurage from Petzl-sport on Vimeo.

mercredi 4 septembre 2013

Chute de pierres... Chute de pier...

Il y a en a qui ont eu dû avoir chaud...


Découvert par Kairn.

mercredi 3 juillet 2013

Guides de Haute-Montagne, à la découverte du métier

Les guides de haute-montagne proposent une mini-série qui vous emmènent à la découverte de leur métier. Voici l'épisode 3, le "Sens du Métier" :


Toute la série peut se retrouver sur Viméo.

samedi 22 juin 2013

Localisation des "4000" des alpes !

Lors de notre récente escapade à Zermatt, nous nous sommes demandés comment étaient répartis les 82x4000m des alpes dans l'ensemble de l'arc alpin... et bien voici la réponse en image (trouvée ici) :


Nous étions donc situés dans le haut coeur des Alpes !

jeudi 30 mai 2013

Everest 1953 : photos de l'expedition

A l'occasion du 60ème anniversaire de la première ascension du toit du monde, Big Pictures publie une très jolie série, comme à son habitude, de photos sur l'expédition de 1953 qui mena Sir Edmund Hillary et Sherpa Tenzing Norgay au sommet de l'Everest, ainsi que sur les tentatives plus récentes de ceux qui souhaitent mettre leur piolet dans leurs traces.


samedi 9 mars 2013

Communiquer au sein de la cordée (6) : Nouvelles Technologies

Voici le sixième et dernier article d'une série présentant les différents moyens de communication au sein d'une cordée. Le précédent article évoquait le très renommé MacGyver et ses solutions empiriques.

La transition est toute trouvée pour évoquer les nouvelles technologies et notamment ce que ce génie pouvait concevoir avec deux pots de yaourt et une corde : le talkie-walkie.

Il existe cependant également un nouvel appareil, le Salus, qui pourrait révolutionner, ou en tout cas aider, à la communication intra-cordée. Cet appareil fonctionne visuellement à l'aide de touches de couleur envoyant des signaux à son homologue. S'il souffre probablement de problèmes similaires au talkie-walkie (les ondes peuvent être bloquées par les rochers de la même façon, le code couleur est à connaître des deux côtés, ...), il résout cependant certains autres problèmes : le vent ne pourra plus venir gêner la compréhension (mais peut-être que le Soleil oui ?) et les sourds-muets pourront plus facilement évoluer en falaise (!!).

Je ne crois pas que ce produit soit déjà commercialisé mais il a le mérite d'attirer l'attention sur les difficultés de communication au sein d'une cordée et de trouver des moyens de contourner les problèmes.



Conclusion

Je termine cette série d'articles en rappelant une chose qui m'est chère : l'escalade, ou n'importe quel sport qui vous passionne, sert avant tout à vous découvrir et à partager avec les autres, à communiquer et échanger avec eux. J'ai évidemment axé ces articles sur les façons de communiquer dans des situations hors du commun, mais profitez de chaque rencontre, même au sol ou dans une salle, pour échanger, découvrir, apprendre ou enseigner.

Communiquez !!

Voici la liste intégrale des articles de cette série :

mardi 5 mars 2013

De nouveaux réunis...

La cordée mythique de nouveau réunie...


Patrick Berhault et Patrick Edlinger.

vendredi 1 mars 2013

Communiquer au sein de la cordée (5) : A la Mac Gyver

Voici le cinquième article d'une série présentant les différents moyens de communication au sein d'une cordée. Le précédent discourait par gestes.

A la MacGyver

Toute prise d'initiative, du moment que vous vous assurez qu'elle soit comprise par celui qui doit la recevoir, est la bienvenue. Signaux de fumée, pigeon voyageur, imitation de la galinette cendrée, tout est bon... Un Angus MacGyver se cache en chacun de nous.



L'idée de cette série d'articles m'est venue le jour où j'ai dû sortir le téléphone portable du sac, malgré les petits 40 mètres qui me séparaient de mon premier de cordée, pour arriver à communiquer avec lui. Le coût de ce relais (forfaits téléphoniques français pour les deux alors que nous nous trouvions en Belgique) n'a pas été neutre... Je n'aime pas l'utilisation du portable en falaise mais au bout de 20 minutes à ne pas se comprendre, il faut trouver des solutions...

Il faut donc faire avec les moyens du bord.

Connaissez-vous le "Téléphérique" ? Lorsque la configuration du rocher empêche les membres d'une même cordée de communiquer, ils sont parfois en mesure de parler avec les voisins-de-la-paroi-d'en-face, qui se chargent de faire le relais. Un couple d'amis s'est retrouvé bien aidé de cette manière et j'ai moi-même fait office de relais (avec des Belges), une fois ! Une façon originale de créer des liens...

Si vous réfléchissez un petit peu, vous pouvez également combiner les deux solutions précédentes. Votre téléphone ne passe pas suffisamment pour appeler directement les secours ? Envoyez un SMS à un proche, avec suffisamment d'informations permettant de vous localiser, qui fera alors le relais auprès de la Gendarmerie locale. Une fois le message écrit sur votre téléphone, il suffira de quelques secondes de réseau pour qu'il soit envoyé. Attention, la recherche de réseau est particulièrement consommateur de batterie.

Petit rappel : le 112 vous permet de joindre les secours dans votre langue depuis toute l'Europe. Ce numéro, comme d'autres numéros d'urgence, est prioritaire sur les ondes. Il suffit parfois de très peu de puissance de signal pour qu'il réussisse à passer.

Le mode Mac Gyver s'applique également aux différentes façons de créer une ligne de vue dégagée pour favoriser la communication.

Vous devez être à cheval sur une arête pour voir ce qui se passe des deux côtés ? Ce n'est pas un problème, au contraire ! Du moment que la configuration de votre relais ne vous envoie pas valser en cas de chute de votre grimpeur. Un arbre se trouve près du relais ? Il peut servir pour vous vacher.

Etc.

L'escalade et l'alpinisme, comme tous les sports de plein air, ont l'avantage de vous apprendre certaines choses : celles d'être autonomes et donc de devoir vous débrouillez par vous-mêmes. Expérimentez !

Dans le prochain article, je vous parlerai d'un outil qui pourrai révolutionner la façon de communiquer. Ou pas.

vendredi 15 février 2013

Communiquer au sein de la cordée (4) : par gestes

Voici le quatrième article d'une série présentant les différents moyens de communication au sein d'une cordée. Le précédent présentait la Cordée Silencieuse.

Communiquer par gestes

C'est d'une évidence vieille comme le monde, lorsque vous avez une ligne de vue dégagée entre vous-même et votre compagnon, la communication est plus que facilitée. En tant qu'assureur, vous êtes ainsi en mesure d'anticiper les chutes (pour les dynamiser ou au moins vous préparez au choc), de guider un débutant en difficulté, d'ajuster votre assurage au mieux entre confort et sécurité.

Quand vous vous voyez directement, il est alors plus facile d'accompagner votre discours (si possible) par des gestes voire de le faire uniquement à l'aide de signes. Cela devient bien sûr un peu plus compliqué pour expliquer des situations plus complexes, mais les situations normales sont normalement facilement compréhensibles. De plus, la façon dont vous gesticulez est également un langage en soi. Il est donc assez facile de comprendre que vous avez un problème.

Tous les moyens sont bons pour parler par gestes ; laissez exploser votre côté italien. Vous pouvez par exemple vous baser sur les signes faisant partie du vocabulaire de la plongée, différenciant notamment clairement le "OK !" du "Je monte !", que l'on pourrait avoir tendance à faire de la même façon.

Attention cependant à ne pas utiliser inutilement les gestes d'appel au secours, communs à tous les montagnards :



Une ligne de vue dégagée, ça ne s'invente pas ; ça se crée.

Vous devez adopter une configuration de relais qui est fonction de votre environnement et vous permet de voir ce qu'il se passe autour de vous, quitte à utiliser le cabestan sur votre brin de corde pour vous créer une longe suffisamment importante pour vous placer où vous le souhaitez sur votre relais. Dans le cas de voies dures, les relais seront généralement très petits, donc la question ne posera pas. Cependant, il arrive qu'ils soient de véritables plateformes empêchant toute communication directe. A vous de vous adapter :

Être au milieu de la plateforme (voire au bord) plutôt que collé à la paroi...

Cela demande parfois un peu d'acrobatie mais vous offre un avantage indéniable. Un relais dégagé est de plus un relais confortable qui vous permet, ainsi qu'à toute la cordée, de se reposer plus facilement entre deux longueurs et de profiter du paysage.

Dans le prochain article, nous parlerons de techniques un peu exceptionnelles...

mercredi 13 février 2013

Mountains of Mist

Mountains of Mist:
Voici « Mountains of Mist », le nom d’une excellente série de clichés du photographe polonais Jakub Polomski. Inspiré des paysages décrits par J.R.R. Tolkien pour sa trilogie de livres Le Seigneur des Anneaux, de magnifiques images sont à découvrir sur son portfolio et dans la suite de l’article.





































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samedi 9 février 2013

Communiquer au sein de la cordée (3) : Cordée Silencieuse

Voici le troisième article d'une série présentant les différents moyens de communication au sein d'une cordée. Le précédent traitait du talkie-walkie.

Cordée silencieuse

Le top du top est de travailler en cordée silencieuse. Pas une parole. Rien.


Comment faire ? Deux écoles :
  1. Les deux compagnons se connaissent suffisamment pour savoir que l'absence de tirage de corde veut dire que le relais se met en place. C'est risqué car si vous n'avez pas de ligne de visualisation sur votre grimpeur, vous pouvez libérez la corde alors qu'il est simplement en train de bloquer dans le crux... Personnellement, je ne pratique pas mais je sais que certains le font sans souci.
  2. De grands mouvements de tirage de corde permettent de transcrire une partie des ordres de base. Par exemple :
    1. Un grand coup : Relais ! Vaché !
    2. Deux grands coups en réponse : OK !
    3. Un grand coup : Départ !
    4. Deux grands coups en réponse : OK !
Cette seconde solution peut vous sortir de quelques situations délicates, notamment si la voix ne passe pas à cause du vent et que vous ne pouvez pas communiquer autrement. Il est important que les mouvements de tirage soient amples de façon à ce que qu'ils ne soient pas confondus avec l'avancée du grimpeur.

Elle présente cependant quelques inconvénients :
  • La corde peut se prendre dans une fissure. Là encore, cela m'est déjà arrivé, heureusement que nous avons pu communiquer directement, moyennant quelques gymnastiques,
  • La longueur de corde peut ne pas retranscrire le mouvement de part son élasticité. C'est déjà plus rare si vous faites vraiment de grands mouvements. En revanche, j'ai déjà vécu une situation que je n'aurais pas imaginé. Nous avions convenu avec mon compagnon de cordée de travailler volontairement la cordée silencieuse, par un jour de grand vent. Mais ce dernier était tellement fort que la corde volait littéralement et ne transmettait pas les consignes. J'ai vu, de mes yeux vu, mon premier de cordée tirer deux grands coups sans que je ne ressente absolument rien !
La cordée silencieuse est probablement symboliquement très fort, car elle nécessite une symbiose entre les grimpeurs qui ne s'acquiert pas du jour au lendemain. Elle permet de plus de ne pas se concentrer sur des éléments autres que la corde, évitant ainsi toute perturbation extérieure et conservant l'attention sur ce qui permet d'avancer vite. Les grimpeurs qui utilisent cette technique sont souvent très rapides dans leurs manipulations, non seulement du fait de la technique elle-même mais également de la synchronisation dont ils font preuve avec l'expérience.

Autre avantage, elle permet de conserver le silence dans des endroits superbes, de ne pas faire fuir la faune et surtout de laisser l'acoustique libre pour les échanges un peu plus "urgents" pour les autres cordées.

Dans le prochain article, nous parlerons de la communication par gestes.

samedi 2 février 2013

Communiquer au sein de la cordée (2) : Talkie-Walkie

Voici le deuxième article d'une série sur les moyens de communication au sein d'une cordée. Le premier traitait du vocabulaire utilisé dans un dialogue.

Le talkie-walkie (ou le talkie-climbie ?)

Lorsque les conditions extérieures ne se prêtent pas à communiquer oralement en direct (vent, ressaut rocheux, ...), l'utilisation d'un talkie-walkie peut se révéler très pratique.

J'y ai personnellement eu recours plus d'une fois et il convient globalement, en falaise, à toutes les situations. Vous pouvez utiliser le même vocabulaire qu'en communiquant directement (cf. l'article précédent).




Il convient cependant de relativiser son utilisation :
  • Le talkie-walkie, ça fonctionne avec des piles... C'est idiot mais ce point doit faire partie de votre check-list, pour ne pas se retrouver sans jus.
  • Le talkie-walkie, c'est lourd. Quelque chose comme 200 / 300 grammes à rajouter dans le sac, voire au baudrier si vous souhaitez pouvoir répondre facilement et rapidement (vous avez pensé aux piles de secours ?)
  • Le talkie-walkie, ça ne marche pas à tous les coups. Le relief peut également bloquer les ondes radio, tout comme le son. Parfois moins, parfois plus. Je me suis déjà retrouvé à hurler pour me faire comprendre car le talkie ne passait pas l'arête. C'est frustant, surtout quand vous avez le talkie à la main et qu'une autre cordée arrivant sur le relais vous regarde de travers...
  • Le talkie-walkie, tout le monde l'utilise. Et le nombre de fréquences n'est pas illimité. Avant de choisir une fréquence (que vous aurez bien sûr pris soin de communiquer et tester avec votre compagnon de cordée), vérifiez que personne d'autre n'est sur la même. Ce serait dommage d'arrêter d'assurer parce que la cordée de la paroi d'à-côté l'a demandé... Notez que vous pouvez en profiter pour nouer des liens (à défaut de cordes) avec d'autres grimpeurs. C'est aussi ça les réseaux sociaux :-)
  • Le talkie-walkie, ça vous demande une main pour être utilisé ! Il est donc compliqué de le sortir au moment du crux pour expliquer que vous vous êtes emmêlé les pinceaux dans la corde... De même pour le relais lorsque vous assurez votre second. Certains passent par des kits main libre (type laryngophone par exemple).
De manière générale, le talkie doit rester un élément de confort qui facilitera votre relais et vous devez toujours avoir un recours pour continuer à communiquer.

Le talkie demande un peu d'entraînement pour être utilisé avec efficacité. D'abord, vous devez vous coordonner avec votre compagnon pour ne pas parler en même temps, sinon cela devient vite incompréhensible.

Quelques petits trucs et astuces :

  • Mettez une petite cordelette (2mm de diamètre par exemple) sur votre talkie, afin de pouvoir l'accrocher facilement à l'aide d'un mousqueton. Au relais, il vous sera ainsi facile de le placer sur votre sac ou directement sur le relais afin de l'avoir à portée de main,
  • Choisissez un talkie qui permet de faire sonner son homologue à distance. C'est particulièrement efficace lorsque votre voix ne suffit pas ou que le talkie de votre collègue est au fond de son sac ; fonctionnalité qui devient cependant vite énervante s'il vous a planqué son talkie dans votre chambre et le fait sonner en pleine nuit,
  • Choisissez un talkie qui fasse également babyphone, cela permet de diminuer les dépenses,
  • Laissez un petit délai entre le moment où vous appuyez sur l'interrupteur et celui où vous commencez à parler. Les talkies ont généralement tendance à couper la première partie. Cela veut dire que votre "OK !" pourrait tout simplement ne pas être entendu.
En parlant de ne pas être entendu, je vous parlerais de la Cordée Silencieuse dans le prochain article.

mardi 29 janvier 2013

InfinityList

Amateur de vidéos procurant des sensations fortes ? En particulier de montagne et neige ?

Alors je vous conseille le site InfinityList, proposant chaque semaine un grand nombre de vidéos proposant du sportifdu lourd, des moments de poésie, de la relaxation, du wouaaaah, ... le tout sur de la bonne musique.

Enfin, que de quoi vous donner envie de sortir ! faire du sport ! vivre autre part que devant un écran !



jeudi 24 janvier 2013

Communiquer au sein de la cordée (1) : La Voix de son Maître

Les membres d'une même cordée ont beau se trouver liés entre eux par une ligne solide qui assure une partie de leur sécurité, il leur est indispensable de communiquer efficacement afin de procéder aux manipulations de corde (relais, rappel, ...) de manière fiable. Et quand on se retrouve en falaise ou en montagne, cela peut vite devenir assez compliqué s'il n'y a pas eu un minimum de coordination avant de partir.

Le relief voire la météo peuvent en effet très rapidement compromettre voire empêcher toute communication entre les compagnons de cordée. Un ressaut rocheux peut masquer la vue, voire le son ; le vent tout autant ; comme la pluie ou la neige. Pire, les cordées voisines communiquant dans des voies proches peuvent également être un handicap.

Je vous propose donc ici une série d'articles mettant en avant différents moyens qui s'offrent à vous pour tailler la bavette avec vos compagnons de cordée.

La Voix de son Maître

Naturellement, le premier moyen de communiquer est la voix. Les consignes se passent alors oralement avec un vocabulaire commun entre chaque membre de la cordée et donc défini à l'avance.

Extrait d'un topo de Clécy, chère à mon coeur

Généralement, les mots principaux à retenir sont :
  • OK ! Réponse qui doit systématiquement confirmer que l'ordre précédent a été entendu de manière claire et nette. Si vous n'avez pas le OK en retour de votre message, c'est qu'il n'est pas compris. Vous devez donc recommencer jusqu'à ce que vous receviez la réponse attendue. (Oui, il m'est déjà arrivé d'attendre 10 minutes que je réussisse enfin à entendre la réponse que mon second beuglait désespérément sous son surplomb).
  • Départ ! Cela signifie que le grimpeur s'apprête à partir et s'attend donc à ce qu'il soit assuré par le premier de cordée. Avant de se détacher, il doit attendre la confirmation qu'il est effectivement en sécurité (cf. ci-dessus). A noter que même en salle, un "départ !" est toujours le bienvenu si vous voulez vous assurer de la vigilance de votre assureur, dont l'attention peut facilement être détournée.
  • Relais ! Vaché ! S'il y a un vocabulaire sur lequel il faut se mettre d'accord, ce sont bien ces deux mots.
    • Pour certains, "Relais !" signifie qu'ils sont simplement arrivés au relais et qu'ils entament la manipulation. Cela permet d'expliquer le fait que la corde ne tire plus. Ils ne sont cependant pas encore en sécurité. Généralement, ils complètent par un "Vaché !" un peu plus tard pour confirmer qu'ils sont reliés à la paroi. C'était ma version.
    • D'autres considèrent que "Relais !" signifie qu'ils sont arrivés et en sécurité et que le second peut se préparer à partir.
    • Vous comprenez facilement les impacts que peuvent avoir ces termes s'ils n'ont pas le même sens de chaque côté : le premier de cordée peut se retrouver sans assurage ! J'ai déjà eu quelques surprises et, en discutant avec plusieurs personnes, me suis forgé la conviction que les termes ne doivent pas être dissociés. Je prononce donc systématiquement "Relais ! Vaché !" en une fois, au moment où je suis réellement en sécurité. Pas de doute possible !
    • Notez que vous pouvez très bien utiliser "Vaché !" tout seul dans certaines circonstances.
  • Libre ! Cela signifie que la corde sur laquelle vous étiez (suite à un rappel par exemple) est désormais libre et utilisable par un autre. Ce dernier peut alors entamer l'installation de son propre rappel. Son utilisation n'est généralement pas aussi systématique que sur d'autres termes, mais il reste néanmoins efficace lorsque les lignes de vues sont bouchées ou que la rapidité est nécessaire (par exemple en montagne où l'enchaînement efficace de rappels est vital en cas de gros temps).
  • Corde ! Cela signifie que vous allez lancer la corde en travers de la paroi, généralement pour préparer un rappel. Vous devez le dire systématiquement, car vous ne pouvez pas savoir s'il n'y a pas une cordée cachée par un ressaut. Attendez une petite seconde avant de réellement lancer la corde, cela laisse le temps à tout le monde de lever la tête pour voir ce qu'il se passe. N'attendez pas nécessairement de réponse à cet avertissement, il se peut qu'il n'y ait personne pour répondre ;-) Si vous-même, vous entendez "Corde !", pas de question à se poser : vous vous plaquez à la paroi et vous vous protégez la tête ! Une corde, cela paraît léger, jusqu'à ce que l'on s'en prenne une sur le museau. Pour rappel, une corde c'est environ deux kilos ! Même si vous ne vous prenez pas tout sur le coin du crâne, elle peut fouetter méchamment ou facilement déstabiliser.
  • Sec ! Vous êtes en train de vous prendre un plomb ? Criez "Sec !" à votre assureur pour le prévenir. Si possible un peu avant que vous ne tombiez vraiment pour lui laisser le temps de bien dynamiser.
  • Pierre ! A crier de toute urgence si vous déclenchez la chute de n'importe quel objet, que ce soit une pierre ou du matériel, que vous sachiez ou non s'il y a une cordée derrière vous. La chute de pierres peut également concerner des randonneurs qui se baladent dans la forêt en contrebas. De la même façon que pour "Corde !", si vous entendez cela, vous vous plaquez à la paroi et vous vous protégez au maximum en attendant le "clac" caractéristique.
Ce vocabulaire est la base que tout grimpeur devrait maîtriser. Rien de très compliqué, encore faut-il penser à l'utiliser et savoir quand l'employer précisément. Pour cela, rien ne vaut l'entraînement... en salle ou sur des voies faciles.

Naturellement, vous pouvez le compléter avec d'autres mots. Dans tous les cas, veillez à utiliser des expressions courtes, avec des mots de peu de syllabes de façon à ce que le vent n'empêche pas leur compréhension. Évitez les longues phrases ; vous bavarderez quand tout le monde sera au relais.

Quel que soit le moyen de communiquer que vous choisirez, avec votre voix propre ou via le talkie-walkie, les termes utilisés seront les mêmes pour éviter toute ambiguïté.

Nous parlerons justement du talkie dans le prochain article.

vendredi 18 janvier 2013

"Revelation, a Visual Poem."

Une très belle vidéo déclamant un très beau poème (en anglais) sur ce qui définit une



Inutile de dire que j'ai trouvé la mienne.

mercredi 2 janvier 2013

Bonne année 2013 !

Bonne année 2013 à vous tous, grimpeurs, alpinistes ou randonneurs !
Que cette année vous apporte la réalisation de vos projets, crux ou courses !

Pour ceux que cela intéressent, voici quelques chiffres sur ce blog pour l'année 2012 qui vient de se terminer :

  • 22 articles publiés, soit à peu près 2 par mois (un maintien de la fréquence qui relève de l'exploit étant donné mes contraintes personnelles)
  • 8 commentaires (mouarf !) dont la moitié est de l'auteur même, l'autre étant d'une même personne ;-) ,
  • 4.950 pages vues selon une source (1), 11.689 selon une autre (2) (??)
  • 2.521 visiteurs uniques, dont une majorité en France (80%) mais également au Canada (8%), en Suisse (5%) et en Belgique (4%) selon la même première source ; les Etats-Unis et l'Allemagne rentrant dans le top 3 selon la même seconde source. 500 parmi eux semblent être réguliers...
Une fréquentation qui ne rivalise donc en rien avec d'autres grands de l'Internet que ce soit dans le milieu de la montagne ou non, mais l'important n'est pas là ! D'abord prime la qualité de ce que je publie, puisque j'évite de simplement relayer une information à moins qu'elle ne soit vraiment sensationnelle, le leitmotiv restant le partage d'expérience et de connaissance. Et puis l'écriture d'un blog m'apporte également personnellement, dans la découverte du monde de la grimpe et de soi.

Je rempile donc pour 2013, que les lecteurs soient au final plus nombreux ou non, participatifs ou non :-)

(1) Google Analytics
(2) Blogger, un autre outil de Google, d'où mon étonnement...